Brooklyn Affairs... Fatigue.



Une preuve de plus qu'un casting de poids ne fait pas forcément un bon film. Malgré toute la bonne volonté d'Edward Norton (passé pour l'occasion derrière la caméra pour son second film), "Brooklyn Affairs", d'un ennui d'une rare puissance, séduit bien plus dans la bande annonce qu'une seule fois au cours de ces 2 h 25 de projection, à cause d'une histoire aussi confuse et décousue que longue et bavarde pour rien. La photographie, la bande son jazzy et la qualité d'interprétation n'empêchent pas le film de virer dans le tout et n'importe quoi, jusqu'à te faire t'interroger sur l'ampleur de l'invraisemblance de ce que t'es en train de te prendre dans la gueule. Tu t'attends à un Forrest Gump sauce flicaille des années 30 (confusion des costumes et époque mal identifiée), tu te retrouves devant une parodie WTF (on va dire involontaire) d’hommage de film policier des 50's aux dialogues d'une platitude qui relèverait presque du complot, la verve en moins, la poésie hasardeuse en trop, et au scénario tellement alambiqué que t'arrêtes de chercher à détricoter le bordel au bout de 10 mn tellement t'as plus la force (et c'est long, 2h25, quand t'hésites entre piquer du nez sur ton siège et quitter la salle en insultant l'écran). Même le titre du film s'est foutu de ma gueule : l'original c'est "BROOKLYN L'ORPHELIN", pas "Brooklyn Affairs", et MÊME ÇA, ça n'a rien à voir avec le film. Norton, en dépit d'un talent et d'un capital sympathie qui ne sont plus à prouver, m'a pour la première fois et à ma grande surprise très vite saoulée dans ce rôle et j'en suis la première sincèrement déçue. T'sais quoi, on va juste dire que j'ai rien vu.


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Crédit photo : Tallojah Makandal

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