Sept Vies. SEPT PLOMBES.



"Sept Vies", ou l'art de te saouler pendant 2 plombes et tenter de rattraper le tout avec du pathos pur jus à deux minutes du générique de fin histoire de bien te prendre par les sentiments et te faire dire que la fin fait de l'ensemble un chef-d'oeuvre.


Ben nan la fin rattrape rien du tout. Nothing. Nada. AYEN. AN TCHOU. Que dalle.


Déjà l'affiche me gave. Smith est au bout du rouleau et se considère comme rien de moins qu'une merde ; pourquoi une affiche façon photo-maton qui cherche un job un demi-quart de sourire de Joconde sous perf aux lèvres ??? c'est moi ou bien... ?


WHATEVER.


"Sept Vies" ou plutôt "Une-meuf-et-six-autres-bouilles-vite-fait derrière", truffé d'une très fatigante, interminable et insupportable surenchère de sessions larmoyantes 15 tonnes bien pesés, transpire le remake inversé du "Love Story" de 1970 teinté de faux (et très plats) airs d'atmosphère de films de destins croisés façon Inarritu ("21 Grams", "Amours Chiennes") ou Paul Haggis ("Crash"), et à la copie supra terne d'un suspens final à la M Night Shyamalan 3ème sous-sol ont fait de la mise en scène de ce film un long métrage particulièrement chiant.


Trop de longueurs, trop de rafistolages hasardeux entre les scènes dont les mix entre le présent et le passé sans comprendre (ou ne plus avoir envie de chercher) 15 secondes avant la fin te scratchent aussi bien l'enthousiasme que l'intérêt.


Je tolère pas le prétexte gratuit de faire passer le scénar de ce film pour une illustration de ce que peut faire un être humain par amour. Nan nan ; dès le départ le gars, qui se pardonne pas la mort par imprudence de 7 personnes, décide de mettre fin à ses jours. Il aurait pas connu la meuf qu'il aurait quand même fini en distributeur d'organes alors faut juste un peu arrêter de prendre le spectateur pour un con volant en lui suggérant que Smith se tue par amour (ça va pas ou quoi ??).


Le gars trouvait juste qu'il n'avait plus rien à faire sur Terre et qu'il lui fallait partir en payant de sa vie pour un malheur dont il se sentait seul responsable.


Point barre.


On va dire que "Sept Vies" m'a surtout fait l'effet d'avoir passé 7 plombes devant une mire d'écran surround.


Paradoxalement, Will Smith était toujours aussi EXCELLENT. Va comprendre hein.


Ah ouais et puis au fait. Ouais j'ai chialé à la fin, ouais. Mais comprenons-nous bien : c'était purement technique.

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Crédit photo : Tallojah Makandal

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