The Handmaid's Tale... OU (définitivement) PAS.



La série la plus MORTE que j'ai eu à me coltiner depuis les premières saisons respectives d'American Horror Story et Breaking Bad réunies.


Tiré du livre éponyme, La Servante Écarlate (The Handmaid’s Tale) raconte l'histoire dystopique d'une société dans laquelle les femmes sont réduites à l'état de pondeuses moyenâgeuses et reformatées à coups de versets bibliques, de viols et autres sévices corporels en tous genres (dépeints avec une glauquerie d'une rare puissance, limite parfois complaisante et donc la plupart du temps vomitive).


Si l’esthétique est irréprochable, je me suis, du reste, surtout prodigieusement fait chier à mater ce bordel.


Chiant parce qu’étant donné le sujet (qui, je ne le nie pas, donne aussi à réfléchir), une mini série ou au pire un téléfilm de deux parties en deuxième heure sur (au hasard) W9 ou Chérie 25 aurait selon moi largement suffi. Sinon, c’est du masochisme. Sinon, c’est du voyeurisme. Non seulement pour la façon dont c’est filmé (décors ultra mornes et lumière quasi absente pour bien décrire l’ambiance de fond de cercueil), mais surtout pour la composition des personnages, pour beaucoup, aussi plats et imbéciles que bipolaires tellement ils ne savent pas où se placer, et dont très peu sont finalement parvenus à maintenir à flot mon intérêt.


À commencer par la principale Elisabeth Moss (qui avec Kerry Washington et Megan Good rejoint officiellement le club très fermé des actrices que je supporte pas) et qui, face à ses geôliers, passe assez frénétiquement du « je vous emmerde » au « je vous en supplie » EN BOUCLE À CHAQUE ÉPISODE, finissant par me la rendre encore plus insupportable qu'elle ne l'était déjà (et pire encore à la fin de la 2ème saison, où elle m’a carrément fait insulter ma télé à 3 h du mat’ avant de l’éteindre froidement pour aller me pieuter).


Une session suspens de 45 secondes tous les 4000 épisodes, le reste, saupoudré de flashbacks incessants, est soporifique à souhait. L’épouse Waterford pour qui j'aurais monté un rencard bien senti avec la Montagne de Game of Thrones histoire de bien lui recadrer sa (néanmoins jolie) gueule, reste sans doute l’une des seules à tirer son épingle du jeu tellement son personnage suscite autant la compassion que le dégoût, sans parler du reste de la fine équipe qui, pour chacun, se dédouble à l’infini à chaque épisode entre le méchant, l'autoritaire larmoyant, le gros fdp et le compatissant dépressif de bac a sable (à tous les coups y'a des acteurs qui ont viré schizophrènes après le tournage).


Une bande son et des dialogues aussi raccords qu'un clebs en tutu et Louboutin (je crois que le summum c’est le « Consideration » de Rihanna à l’un des génériques de fin), tout est fait pour déstabiliser le spectateur et ça marche, mais pas forcément dans le sens que la prod aurait voulu (traduction : ça m’a cassé les couilles que j’ai à l’intérieur, donc mes ovaires).


On parie quoi qu'à la 3ème saison, la Defred devient la concubine de son joueur de Scrabble de bourreau juste pour équilibrer (pronostic purement gratuit j'irai pas vérifier).


Ah si un truc quand même dans tout ce merdier : j'ai bien aimé l'espace cuisine / salle à manger des Waterford. Ça ferait un BEL ATELIER. Voilà.


À part ça merci bien je vous laisse finir l'assiette : ÇA IRA POUR MOI (trop baillé fusion vomi). Ça m'apprendra à pas écouter mon instinct.


Allez. "Sous son neunoeuil" et "Bénie soit la fouffe que le bourreau ouvre" (t'as vu donc tu comprendras).

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Crédit photo : Tallojah Makandal

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