NEW JACK CITY - Un classique de RUE...


En investissant son argent dans quelque chose qu’on a aimé jadis et qu’on n’a pas revu depuis, il peut avoir des déceptions à la relecture. Le genre colombes shootées en plein vol et le disque des fées chantantes qui déraille en rematant le truc et en se disant "… mais comment j’ai pu kiffer ça s’te plaît... ?" .


Mais y’a des risques qui en valent la peine. Alors j’ai opté pour le verre à moitié plein. Et j’ai pris le risque.


Trouvé par pur hasard en édition double dvd collector (coffret et tout s’te plaît j’étais super dosée), et dans un rayon super improbable dans l’intitulé ("Films du monde" pour éviter le trop violent "Afro-Américains" pour les consommateurs effarouchés), je me suis fait un plaisir presque malsain de m’acheter ce film. Et puis une session old school peut jamais faire de mal ;-).


Avant d’insérer ce dvd dans mon lecteur, je n’avais pas revu "New Jack City" depuis plus de 15 ans. La dernière fois c’était en VHS enregistré en VO sur Canal avec la qualité vidéo douteuse que tu sais (illusions d’optiques façon vagues rosâtres sur ton écran qui tremble lors des plans lumineux, quand c’est carrément pas pour se crypter pour cause d’antenne mal réglée), et les rembobinages nocifs à répète qui finissent par te fondre la bande de ta VHS juste après te l’avoir bien rayée.


Des dialogues, des images, des scènes m’étaient forcément restés, je revois l’époque de la sortie du film en France, les potes qui prennent feu après l’avoir vu, et moi dans le métro, revenant des Champs-Elysées avec la BO format K7 audio fraîchement achetée sous le bras, en train de lui arracher son cellophane, la sortir de son étui et la mettre dans mon walkman couleur pistache chromé Sony ultra plat méga bass (ah ouais hein…) et appuyer sur PLAY pour me prendre une raclée sonore des plus mémorables qui soient rien qu’avec le morceau d’ouverture de cette face de lion d’Ice-T - New Jack Hustler - un riddim, une bass, cette voix et cette diction tellement singulières d’Ice-T, lâchée droit dans mes feuilles comme une bombe… (8-O)


WHATEVER.


J’ai donc revu New Jack City. Et damn… LE FILM EST TOUJOURS BON HOMEBOYZ… il n’a pas pris une ride, toujours aussi actuel (je parle pas des fringues hein :))), on peine à croire que 18 ans nous séparent de ce film clairement sorti de la jambe d’un Scarface au plus impitoyable de sa forme ; on réhabilite littéralement Wesley Snipes pour ses qualités indéniables (mais plus aussi reconnues) d’acteur décemment mises en lumière et en valeur, on jubile devant le jeu d’Ice-T (Wooooooh j’avais oublié que le gars était aussi MMMMMMRRRR dans ce film 8-O !!!!), que Van Peebles a recruté après l’avoir entendu, calé sur son trône dans les toilettes d’un night club, vanner deux mecs avec le verbiage qu’on lui connaît ("le mec qui vient de sortir ces paroles, je l’engage dans mon prochain film !", et c’est Ice-T qui est sorti ;-))… et la nostalgie d’ado reprend définitivement ses droits devant votre écran, la main crispée sur la télécommande.


La scène d’ouverture sur le pont de New York et Nino Brown sortant de sa voiture en costard bleu électrique, le groupe Guy en boîte et son cultissime "New Jack City", la séquence acapella du sublime "Living For The City" des Troop / Levert sur fond de prise d’assaut de l’immeuble du Carter par les Cash Money Brothers, le rire diabolique de Gee Money après l’exécution du Rasta dealer en chef du Carter, la fusillade du mariage, la mise à mort de Gee Money et surtout, SURTOUT, ABSOLUMENT JUBILATOIRE pour moi, ma scène culte à moi bien à moi : la réplique explosive d’Ice-T à Nino après l’avoir démonté à coup de lattes, un gun dans les mains et le visage littéralement transcendé par les pulsions obscures…


« I wanna shoot you so bad… my dick’s hard… »


GOD…D… MMMMRRRR !!!!!!


Allons-y franchement : New Jack City est un pur classique du cinéma Afro qui mérite tout simplement de se faire rayer par mon lecteur DVD.


Faites-en autant (VERSION FRANCAISE OFF HEIN. ON DEMANDERA PAS POURQUOI).

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Crédit photo : Tallojah Makandal

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