L'Enfer du Dimanche (Any Given Sunday)

Je suis en train de regarder ce film (pour la 100 000ème fois) sur le football américain, par Oliver Stone, avec Al Pacino ("Debout ! dis pas merci !!!" ; la Bête est en lui !), Jamie Foxx (total respect), Dennis Quaid, Jim Brown (bel homme), et LL Cool J (ma bonne bouille !)

 

Nouvelle collaboration d'Oliver Stone et Al Pacino, qui s'étaient déjà croisés pour le remake de SCARFACE (scénariste en 83) !!!!

 

Ce film est une dynamite, une bande-son hors norme, un réalisateur acide (comme je les aime), une histoire qui a déclenché des foudres aux Etats-Unis (les dessous du monde footballistique américain) ; bref, une pure tuerie !

 

Any Given Sunday est - en tout cas selon moi un chef-d’œuvre trash, coup de poing et acide comme on n'en fera très certainement jamais plus.

 

Il raconte l'histoire d'un coach raté et irrascible, paternel et tendre (mais faut gratter c'est un introverti), qui entraîne une équipe de footballeurs américains sur le déclin. Le personnage central (ou plutôt le 2ème personnage central) est Jamie Foxx, éternel remplaçant de dernière minute de match qui, le jour où l'un des joueurs pilier de l'équipe en fin de parcours (âgé, rouillé) se pète une articulation, entre en scène et fait ses preuves de sportif à la personnalité controversée, hautaine et attachante à la fois, et aux méthodes anarchistes (ne respecte pas le cahier de jeux, bosse pour sa pomme et assène des vérités mal placées qui vont l'amener à prendre la grosse tête et se faire saquer au sein de sa propre équipe - il dénonce ses collègues Noirs qui vivent dans le monde des blancs et oublient d'être de vrais joueurs au profit des contrats publicitaires mirobolants, menés par l'odeur de l'argent, la coke, la renommée et les femmes).

 

Tout au long du film sont disséqués certains travers du monde footballistique américain (drogue, dessous de table pour location de stades, contrats, transferts sous le manteau, alcoolisme, enjeux politiques, revers de médailles). La rencontre entre Pacino et Foxx, au départ chaotique (le vieux loup contre le jeune chien fou), va finalement tant servir à l'un qu'à l'autre qui, après de nombreux désaccords, vont s'apercevoir qu'ils peuvent mutuellement s'apporter beaucoup, tant dans leurs carrières que dans leur vies respectives.

 

Petit clin d'oeil : le commentateur de match phare du film est Oliver Stone (il fait ça souvent dans ses films ; dans JFK son fils joue le rôle du fils de K Costner, le rôle du frère de Juliette Lewis dans Tueurs Nés et celui de Jim Morrison enfant dans les Doors ; Stone lui-même joue un correspondant de guerre dans Né un 4 Juillet et du même genre dans Platoon).

 

Autre clin d'oeil : la voix qui double Stone dans Any Given Sunday est un commentateur de match de football américain qui jadis commentait justement les matchs sur Canal + (avec le gueuwo accent améwuikain que les incollables me rappellent son nom thanx).

 

James Woods et sa tête de psychopathe ; dommage on ne le voit pas assez dans le film et j'aime beaucoup cet acteur (unique dans "Il était une fois en Amérique" de Sergio Leone avec mon autre Lion Sir Robert de Niro - quant à lui je pourrais écrire des tomes sur lui)...

 

Je n'ai jamais été branchée sport encore moins le football américain puisque j'y comprends que dalle (malgré le temps précieux qu'a pris mon ami d'enfance pour me l'expliquer du temps où Canal + venait d'arriver dans les chaumières Razz ), mais des réalisateurs comme Stone, Spike Lee (évident), Scorcese (Mon Dieu.. Scorsese Cool Cool ) ont le don d'attirer l'attention sur l'impossible, mais en plus de la garder intacte et constamment sur le qui-vive au-delà de 3 heures (voir JFK, Tueurs Nés, né un 4 juillet, les Doors, Nixon - tout ça en VO). Les scènes de match sont une pure extase (et j'aime pas le foot), un vrai moment de sport, d'adrénaline, de réalisme, de vrai spectacle physique (scènes escortées je le rappelle d'une bande-son incendiaire et éclectique à souhait), les scènes de victoire et la fraternité dépeinte entre les joueurs sonnent tellement vraies qu'elles donnent envie d'y être et de partager ces émotions en temps réel. On regrette que ce ne soit qu'un film (qui continue pendant le générique de fin - n'arrête pas la vidéo après avoir vu "in order appearance" krr krr krr !!!!).

 

Ma scène préférée : quand Pacino motive ses troupes avant le match final, un monologue intense et digne de cet immense acteur insolemment talentueux.

 

Ce que j'aime dans les films de Stone, c'est la virtuosité avec laquelle il met les personnages en scène, les prises de vues inédites, les éclairages feutrés..., c'est un pur ballet d'images, un vrai spectacle, un plaisir des yeux, un trip dangereux.

 

Bref. J'te la fais courte : Jette un œil et KNOCK YOURSELF OUT.

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Crédit photo : Tallojah Makandal

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