... Blood Diamonds.


... Je sors de projection avec une amie.


J'irai droit au but ; Blood Diamond est une merde, donc officiellement un film standard tout droit sorti de l'industrie la plus pure (et putassière) d'Hollywood et son ramassis d'humanistes à la manque. Le genre à te fournir en vaseline et te la guérir à coup de cataplasmes juste après te l'avoir bien travaillé en profondeur.


En dehors de Di Caprio et Hounsou (qui n'avaient 10 000 fois rien à foutre dans ce nanard vociférant qui aurait dû être allemand et projeté sur M6 dans la saga du dimanche), j'ai trouvé aucun intérêt supportable à ce film.


Répliques négrophobes qui tuent suivies juste derrière d'un acte de bravoure avant le dernier souffle en haut d'une colline sur fond de soleil couchant photoshopée à mort (et Di Caprio qui met 120 000 piges à claquer), Hounsou qui débarque sous une pluie d'applaudissements en témoignant contre Van De Kaap à Londres, excuse-moi mais là j'ai frôlé la crise de barre comateuse, tellement le ridicule m'a explosé dans les narines (je suis ressortie de là en sueur).


Ma Homegal est sortie de là "colère" (des rancoeurs qui remontent), moi morte de rire.


D'entrée de jeu le ton est donné ; rien que des Seniors dans le Paramount Opéra de la personne (j'ai même à un moment cru à une excursion de club du 3ème âge sous le haut patronnage d'un quelconque Michel Drucker local en plein vendredi après-midi) Arrow le genre à venir dans le seul esprit de se conforter dans sa petite opinion bien confortable de l'Afro sauvage de base qui coupe avant de parler, si jamais il parle (et il est servi s'te plaît, le Sénior).


Peu de Frères (j'en ai pas compté 5 par rapport à la masse), et quelques spectateurs (au moins 8 ) qui partent en pleine projection (trop dur ou trop chiant ?).


Connelly (la p'tite touche de douceur dans ce monde de brute, à moitié croc du voleur de diam, chemise ouverte jusqu'au bord du téton pour prendre des tofs de réfugiés en chien derrière un grillage, et qui te la coupe à coup de pics vulgaires de reporter blasé des hautes plaines quand ça lui prend) est aussi belle qu'inutile dans ce film bourré de clichés Santa-Barbaresques.


Je retiendrai surtout dans les dialogues ce soin précieux à constamment "dénoncer les méfaits de son voisin", sachant qu'au final il n'y en n'a pas un pour rattraper l'autre ("ah ouais mais toi t'es un voleur aussi c'est pas très bien" / "ah bon et toi alors tu vends des photos pour les minettes qui rêvent de se marier avec un diamant au doigt d'où tu crois que ça sort quand même ???" il manque juste "miroir, miroir, tout c'que tu dis ça revient sur toi" derrière pour faire plus hardcore tu m'suis).


En dehors du mal fou que j'ai eu au départ à le croire dans sa composition du connard baroudeur qui retrouve son humanité une demi-heure avant de claquer, j'ai apprécié l'effort de Di Caprio dans ce film. Hounsou a été à la hauteur de mes espérances, je regrette juste qu'on n'ait pas d'avantage étoffé son personnage (limite Oncle Sam pour moi par moments et auquel un pourcentage de bawls supplémentaire n'aurait pas fait de mal parfois).


Et puis Tupac et son "When I Get Free" qui crache dans l'autoradio des membres du FRU en plein shoot by driving, et le générique de fin par NAS euh... waouh quoi... ?!!


Hounsou est nominé je crois aussi pour ce film.


Franchement ok pour la prestation les gars mais je vous espère dans de meilleures conditions ailleurs.

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Crédit photo : Tallojah Makandal

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